Noé - Création 2017 Malandain / Rossini


 

A travers le mythe du Déluge, commun à diverses traditions, la figure réjouissante de Noé incarne une sorte de rupture dans l’histoire de l’humanité. Résumant le passé et préparant l'avenir, elle symbolise la naissance d’un nouveau monde, meilleur que le précédent. Une seconde Création gommant la première altérée par le mal et la défaillance des hommes. Par conséquent, un nouvel Adam, non pas tiré de la terre, mais tiré de l’eau, qui dans la Genèse intervient d’abord comme un élément mortel avant d’être symbole de vie, puisqu’au sortir de l’Arche, à la fois matrice et berceau, Noé et les siens vont repeupler le Monde.

Ce récit qui fait suite à des épopées de même nature s'interprète à plusieurs niveaux. Ainsi, Saint-Augustin s’essaya à démontrer que les proportions de l’Arche correspondaient à celles du corps humain, « qui est aussi le corps du Christ, qui est aussi l’Église », tandis que Paul Claudel fit de l’Arche salvatrice une cathédrale, une nef naviguant dans le ciel.

On peut aussi imaginer faire de Noé un être humain collectif montant dans l’arche de lui-même, pour liquider une existence passée et repartir de zéro en allant puiser de nouvelles énergies dans les abysses de son être. C’est pourquoi, excepté la colombe, signe d’espérance d’une nouvelle vie, nous n’embarquerons pas l’intégrale des animaux, juste une humanité en mouvement, figure symbolique et dansante de Noé aux rayons d’un soleil nouveau.

Thierry Malandain


CRÉATION 2017 

 

Création / Eurocité Basque

Teatro Victoria Eugenia de Donostia / San Sebastián

les 14 et 15 janvier 2017

 

Création / première française

Chaillot – Théâtre National de la Danse (Paris)

du 10 au 24 mai 2017

 

Musique Gioacchino Rossini - Messa di Gloria

Chorégraphie Thierry Malandain

Décor et costumes Jorge Gallardo

Conception lumière Francis Mannaert

Réalisation costumes Véronique Murat

Conception décor et accessoires Frédéric Vadé

 

Coproduction Chaillot – Théâtre National de la Danse (Paris), Opéra de Saint-Etienne, Donostia Kultura - Teatro Victoria Eugenia de Donostia / San Sebastián – Ballet T, CCN Malandain Ballet Biarritz

 

Partenaires Opéra de Reims, Théâtre de Gascogne - Le Pôle, Theater Bonn (Allemagne), Forum am Schlosspark – Ludwigsburg (Allemagne)

 

Durée de l’œuvre intégrale 70’

Ballet pour 22 danseurs



« Attention chef-d'oeuvre ! Rarement une chorégraphie atteint ce qualificatif dont, pour notre part, nous nous retenons d'abuser. »

Le Figaro, Ariane Bavelier

Thierry Malandain lance ses danseurs à la mer

« Le style incisif dans le trait de Malandain se suffit à lui-même et n’a pas besoin qu’on le surjoue. La danse pour rester vivant se lit chez lui à corps ouvert. »

Le Monde, Rosita Boisseau

“Noé”, le déluge dansé de Thierry Malandain

« Celui qui nous avait habitués à d'infinies dentelles de mouvement (voir son splendide ballet Cendrillon) offre donc ici un autre aspect de son art. »

Télérama, Emmanuelle Bouchez

À Chaillot: « Noé » dans les pas de Thierry Malandain

« La danse "malandaine", en effet, ne cesse d'étonner et de séduire." (...) "De furtives évocations plongent d’un coup le spectateur dans un lointain archaïque, quelque chose de frais, d’acidulé, de joyeux qui vient électriser le cours de ce ballet superbe. »

L'Express, Laurence Liban

L'heureux déluge de Malandain

« Ce déluge apparaît cependant plus heureux que cataclysmique. Une impression renforcée par la musique – la Messa di Gloria de Rossini, aux couleurs vives et envolées vibrantes. »

La Croix, Marie Soyeux

À Chaillot, Noé retrouve les sens le temps d'une danse

« Thierry Malandain est, de nos jours, l'un des rares chorégraphes à oser une écriture du mouvement si affûtée, comme un trait d'union entre le classique et le moderne. Avec « Noé », il embarque son public sur une mer aux couleurs changeantes. Et ose rêver d'un horizon serein. »

Les Echos, Philippe Noisette

Au commencement était aussi... La danse

« Si Noé a voulu changer le monde en quarante jours, ici une heure de danse suffit à nous changer. On sort du spectacle confiant dans notre devenir et en accord avec nous-même. N'est-ce pas la fonction de l'art ? »

Le Figaro Magazine, François Delétraz

Noé par le Malandain Ballet Biarritz – E la nave va …

« On est pris, surpris par cette étrange ascèse biblique, et secoués par des séquences totalement géométriques, comme sur une fresque romane, où les danseurs font glisser leur mouvement de l’un à l’autre, en une chaîne d’identité commune, ou par des épisodes de saccades primitives. »

Concertclassic.com, Jacqueline Thuilleux