Magifique Malandain / Tchaïkovski


Puisque tout spectacle se nourrit d’expériences en même temps qu’il invente, Magifique créé sur les suites d’orchestre de La Belle au bois dormant, Le Lac des cygnes et Casse-Noisette de Tchaïkovski, se présente comme un trait d’union entre le réel et l’imaginaire, entre le passé et le présent. Au pays de nulle part, il pourrait s’agir d’un conte où le héros et sa part d’enfance traversent une série d’épreuves, parcourent des contrées gardées par des ombres magnifiées. Point de talisman, mais des miroirs capables de réfléchir la danse et les souvenirs d’enfance sous « la baguette magique de l’art ».

Thierry Malandain


créé le 12 décembre 2009

au Teatro Victoria Eugenia de San Sebastián

dans le cadre du 40ème anniversaire de la Fondation de France
commande de l’Opéra Théâtre de Saint-Etienne, production donnée avec l’Orchestre Symphonique de Saint-Etienne les 30 et 31 décembre 2009

musique Piotr Ilitch Tchaïkovski

chorégraphie Thierry Malandain
décor et costumes Jorge Gallardo
direction de la production, conception lumière Jean-Claude Asquié
composition additionnelle Nicolas Dupéroir
réalisation costumes Véronique Murat
réalisation masques Annie Onchalo
réalisation décor Alain Cazaux

coproduction Opéra Théâtre de Saint-Etienne, Teatro Victoria Eugenia de San Sebastián, Grand Théâtre de Reims, Malandain Ballet Biarritz

partenaires Très Tôt Théâtre de Quimper, Musique et Danse en Loire Atlantique

durée de l’œuvre intégrale 80’
ballet pour 18 danseurs



Malandain le Magifique

« Puisant dans des souvenirs personnels, bercé par la musique de Tchaïkovski, Malandain signe là une de ses plus belles réalisations : à chaque suite de Tchaïkovski, le chorégraphe accole des fragments de mémoire, offrant en creux le portrait d’un homme cultivé. Simple et efficace. […] Thierry Malandain transcende sa gestuelle, classique au demeurant, pour se réinventer au fil de ses souvenirs. […] C’est « magifique », effectivement. »

Les Echos, Philippe Noisette, 17 décembre 2009

« Avec Magifique, Thierry Malandain fait un pas de plus, en faisant preuve de maturité et de constance dans sa ligne chorégraphique, qui s’abreuve de classicisme sans pour autant mépriser la contemporanéité. […]Un spectacle à mi-chemin entre la magie de la danse et la magnificence d’un trio de contes de fées, merveilleusement dansé par le Malandain Ballet Biarritz. »

El Diario Vasco, Iraxte de Arantzibia, 13 décembre 2009

Une ovation interminable

« Les ensembles parfaits offrent une symbiose corporelle réussie, de laquelle se détachent les danseurs exprimant leur individualité avec volupté. […] Ce qui reste, c’est la réflexion de Malandain d’une heure et demie sur la magie de la danse, une poésie délicate avec ses fêlures représentées avec finesse. Une ovation interminable a salué l’excellent ensemble, mais aussi l’esprit de l’œuvre qui a longtemps résonné dans une salle, dont toutes les places étaient occupées. »

Generalanzeiger Bonn, Elisabeth Einecke-Klövekorn, 5 janvier 2010

« Jeux inventifs, enfin d’une gestuelle qui connaît ses classiques tout en osant une liberté réjouissante dans les duos et les ensembles. Mais ce serait là simple exercice de style, ou pur divertissement, si ne s’y découvraient aussi les « je » émouvants du chorégraphe. De l’enfant ébloui par les contes à l’adulte s’abandonnant à la magie du « je me souviens ». Unis par une même foi dans le pouvoir « magifique » de la création. »

Danser, Isabelle Calabre, février 2010 Le je dansant