Les Créatures Ludwig van Beethoven / Thierry Malandain


Il y eut plusieurs soirs, plusieurs matins, puis un jour, le premier homme naquit danseur. Seul, il tournait sur lui-même, ses bras ne tendaient vers nul autre, alors il reçut la femme pour partenaire. Danser à deux était mieux, mais bientôt vint le désir de composer de nouvelles figures. Pour y répondre, ils invitèrent d’autres créatures à se joindre à eux. C’est ainsi que l’humanité se multiplia. Le temps passant, ils qualifièrent la danse baroque, romantique et classique. Jusqu’au moment où la tentation d’une chorégraphie plus libérée souffla dans les voiles d’une almée féerique. Tour à tour, fleur, papillon, flamme ou tempête, Loïe Fuller les fascina avec sa "Danse Serpentine". Avec elle, quelques artistes du Nouveau Monde apportèrent d’autres aspirations : Isadora Duncan, en quête des mouvements innés de l’Homme, dansant sur la cinquième symphonie de Beethoven, celle que l’orchestre entame par pom, pom, pom, pom !  Ne pouvant résister, ils en croquèrent. Plus tard, il y eut  Doris Humphrey, pour qui « chuter et se ressaisir » constituait l’essence même du mouvement. Un nouvel horizon s’ouvrait à la Danse. Adam et Eve suivirent sa direction, laissant derrière eux le Paradis. En chemin, ils surent qu’ils évolueraient désormais à la sueur de leur front, tandis qu’inventer de nouveaux pas se ferait dans la douleur. C’est alors que Caïn se jeta sur Abel…

Thierry Malandain


créé le 18 juin 2003
à la Gare du Midi de Biarritz
sous le titre « Création »

musique Ludwig van Beethoven (Les Créatures de Prométhée)
chorégraphie Thierry Malandain
décor et costumes Jorge Gallardo
conception lumière Jean-Claude Asquié

coproduction Teatro Arriaga de Bilbao, Grand Théâtre de Reims, Esplanade de Saint-Etienne, Malandain Ballet Biarritz

durée de l’œuvre intégrale 67’
ballet pour 16 danseurs

Nominé aux Benois de la Danse à Moscou et Prix de la Critique du meilleur spectacle étranger au 19èmeFestival International de Ballet de la Havane à Cuba en 2004



Le feu sacré

« Une Création magistrale par un chorégraphe qui, tel Prométhée, transmet le feu sacré à ses créatures: les remarquables artistes du Ballet Biarritz. »

Le Figaro, René Sirvin, 23 Juin 2003

Hommage à la Danse

« Le résultat est une œuvre d’une très grande qualité, avec une exigence technique du plus haut niveau que l’extraordinaire Ballet Biarritz, réalise avec une perfection convaincante. »

El Diario Vasco, Ana Remiro, 21 Juin 2003

« Malandain fait ici preuve d’une inventivité dans les ensembles autant que dans les duos. Ceux-ci sont aussi variés que le sont les personnalités des interprètes, [...] tous remarquables danseurs, capables de rendre, chacun à leur façon, le style puissant et terrien de Thierry Malandain. »

Ballet 2000, Sonia Schoonejans, juillet 2003

« La légèreté, l’audace d’une poésie chorégraphique, toute en contraste s’impose grâce à des danseurs dont la sensualité athlétique est une évidence. »

Danse, Danse, Danse, Emérentienne Dubourg, juin 2003

« On se sent soi-même exulter après une telle Création, comme porté vers quelque chose qui simplifie et élève.[...] Admiration aussi pour la modestie et la culture d’un Thierry Malandain toujours en quête de l’inaccessible. Admiration pour les danseurs de Ballet Biarritz. »

Danse, Sylvia Chaban, septembre 2003

« Ballet Biarritz est une compagnie disciplinée qui évolue avec enthousiasme et naturel. L’ensemble est d’une construction et d’une rigueur remarquable. C’est peut-être l’une des caractéristiques de la compagnie, la précision qui se dégage de son travail en scène. [...] Création est une pièce chorégraphique pleine de charme où Malandain nous donne sa vision de l’histoire de la danse et de l’humanité. Et ses danseurs la vivent avec une véritable passion. »

El Correo, Karmelo Errekatxo, janvier 2004

« Le Ballet Biarritz s'est produit au Festival de Ballet de La Havane avec un spectacle de son brillant chorégraphe: un esthète qui aborde la matière des corps avec profondeur et perfection. [...] Ces quatorze danseurs sont une source d'énergie permanente sur la scène et révèlent une maîtrise, peu commune, de leurs corps, toujours rayonnants, éloquents et expressifs. »

Cubarte, Anubis Galardy, novembre 2004

« Ce ballet à la construction magistrale témoigne d’une superbe écriture chorégraphique. »

Figaro Magazine, François Deletraz, 27 juin 2003

« Sa dernière pièce est un monument. »

Madame Figaro, Ariane Bavelier, 21 février 2004