Sonatine Malandain / Stockhausen / Szymanovski


Programme 1986

Créé sur la « Sonatine » de Karl Stockhausen et des pièces pour piano et violon de Karol Szymanowski, ce ballet a obtenu le premier prix à l’unanimité du jury au concours international de chorégraphie de Nyon (Suisse).

Sonatine s’inspire de l’atmosphère de la pièce de Garcia Lorca « La maisonde Bernarda ». Elle met en scène un huis clos féminin, une fenêtre symbolique qui rappelle que le monde extérieur existe, et un homme qui vient troubler les rapports hiérarchiques de cette petite société.

Thierry Malandain


créé le 24 juin 1986 par la Compagnie Temps Présent

au Théâtre Marcel Rivière, Le Mesnil Saint-Denis

 

musique Karl Stockhausen, Karol Szymanovski

chorégraphie Thierry Malandain

costumes Nicola Mossakowska

décor Jorge Gallardo

conception lumière Jean-Claude Asquié

 

durée de l’œuvre intégrale 25’

ballet pour 5 danseurs

 

artistes chorégraphiques

l’homme Olivier Jedrasiak

4 femmes Magali Praud, Luisa Sancho Escanero, Brigitte Valverde, Nathalie Verspecht

 

réalisation vidéo Esplanade Saint-Etienne



« […] Quant à la « Sonatine » (Stockhausen) – d’après la « Maison de Bernarda » - signée Thierry Malandain (France), elle réunissait toutes les qualités qui font qu’un ballet, même très court, est vraiment le fait de professionnels talentueux. »

Francine Grandjean, 24heures, 19 novembre 1984

A propos du Concours de Nyon 1984

« […] Trois compagnies sont à l’honneur, à commencer par celle de Thierry Malandain, 1er, avec « Sonatine ». De conception grahamienne, cette confrontation entre quatre jeunes filles et un garçon traduit, tour à tour fortement et plaisamment, la tentation du désir et sa répression puritaine. » 20 novembre 1984, Jean-Pierre Pastori, Journal de Genève « Sonatine, réglé par Thierry Malandain sur la musique de Stockhausen, et inspiré par « La Maison de Bernarda » de Lorca, est un petit chef-d’œuvre de rigueur subtile. D’emblée, le climat est créé : atmosphère étouffante d’un huis-clos féminin régi par des rapports d’autorité très hiérarchisés, sensualité refoulée… Seule fenêtre symbolique, parcimonieusement ouverte et immédiatement obturée par la sœur aînée, rappelle que le monde extérieur existe, avec toutes les tentations de la vie. Mariolina Matarelli, May van Hout, Katy Maris et Isabelle Bourgeais incarnent avec beaucoup de vérité physique et psychologique les personnalités des quatre filles, tandis qu’Angelito Lozano prête une séduction brune et râblée au jeune homme, loup dans la bergerie dont l’intrusion remettra tout en cause… Bilan très positif, donc, pour les deux chorégraphes. Philippe Villette est jeune : après cet « essai » transformé, il a tout l’avenir devant lui. Créateur authentique et exigeant, Thierry Malandain, lui, a déjà un passé. Fort de son intelligence, de sa sensibilité et de sa culture, il nous réserve encore, sans doute, de belles réussites. »

Journal de Luneville, P.Claudin, 1985

« […] Catégorie compagnie : la palme d’or revient à Thierry Malandain (lauréat du Concours Volinine 1984) pour sa chorégraphie « Sonatine ». Elle est servie par de bons danseurs, qui font la peinture de la rigueur studieuse de trois jeunes filles que vient troubler l’arrivée d’un prince charmant… [...] »

Isabelle Arbona, Nouvelles de Ballet, 1985

« Trois compagnies sont à l’honneur, à commencer par celle de Thierry Malandain, 1er Prix avec « sonatine ». De conception grahamienne, cette confrontation entre 4 jeunes filles et un garçon traduit tour à tour, fortement et plaisamment, la tentation du désir et sa répression puritaine. »

Jean-Pierre Pastori, Journal de Genève, Novembre 1984

« […] Plus dramatique le Français Thierry Malandain a cueilli le parfum charnel de Lorca. Sa coupe dramatique est supérieure à son imagination chorégraphique, mais son travail a été d’un tel effet, qu’on ne pouvait lui nier le premier Prix. »

Antoine Livio, Balletto, Février 1984

« […] Sonatine est un petit chef-d’œuvre de rigueur subtile. Créateur authentique et exigeant, ce chorégraphe nous réserve, sans doute, de belles réussites. »

Pierre Claudin, 1985, Journal de Lunéville

« […] Avec Sonatine, construite sur une musique austère de Stockhausen et Szymanovski, l’atmosphère dramatique est réglée comme un suspense. »

Marie Brassart-Goerg, 13 mai 1987, Dernières Nouvelles d’Alsace

« […] Malandain sait merveilleusement raconter une histoire comme il l’a montré dans Sonatine. L’œuvre, sur des musiques de Stockhausen et Szymanovski, met en scène un huis clos féminin – la mère et ses trois filles – perturbé par un homme qui tente sans succès de séduire ces dernières sans s’apercevoir que leur mère est follement éprise de lui. »

Jean-Marie Gourreau, Les Saisons de la Danse, décembre 1986