Rêverie romantique Malandain / Chopin


Sous un rayon de lune, de blanches sylphides voltigent autour d’un poète à la recherche de l'idéal. Dans sa version définitive, les Sylphides, ballet en un acte de Michel Fokine, fut créé par les Ballets russes de Serge Diaghilev, le 2 juin 1909, au Théâtre du Châtelet sur des pages de Frédéric Chopin. Retournant aux sources de la Sylphide (1832) de Filippo Taglioni, archétype du ballet romantique, « mon ballet, dira le chorégraphe est une rêverie romantique... ». 

C’est d’ailleurs sous ce titre qu’il avait présenté à Saint-Pétersbourg, le 23 février 1907, cette suite de danses dont nous allons nous emparer en plongeant dans les thèmes récurrents du Romantisme. Parce que l’évasion, le ravissement dans le rêve, l’introspection, les passions et les vulnérabilités de l’âme humaine, le désenchantement du monde, tout ce qui constitua « le Mal du Siècle » ne sont pas sous la tombe fatale, loin de là. 

Thierry Malandain


Première
Victoria Eugenia Antzokia de Donostia / San Sebastián
les 6 et 7 avril 2018

musique Frédéric Chopin
chorégraphie Thierry Malandain
réalisation costumes Véronique Murat, Nelly Geyres, Charlotte Margnoux
lumières Thierry Malandain et Christian Grossard

Coproduction Festival Cadences – Théâtre Olympia, scène conventionnée d’Arcachon, Festival Les Beaux jours de la musique de Biarritz, Donostia Kultura - Victoria Eugenia Antzokia de Donostia / San Sebastián – Ballet T, CCN – Malandain Ballet Biarritz

Durée 30’

Ballet pour 22 danseurs 



Son écriture chatoyante répond sans heurts à la partition et les danseurs la servent avec cette virtuosité allègre qui est l’heureuse marque de fabrique du Ballet Biarritz.

Raphaël de Gubernatis, Toute la Culture, 11 avril 2018