Reprise des danseurs et de l'équipe artistique


Après 5 mois d'arrêt dû au Covid-19, les danseurs du Malandain Ballet Biarritz ont repris le chemin du studio de la Gare du Midi de Biarritz ce 10 août, dans le respect des règles sanitaires. La première semaine est consacrée à la remise en forme suivie de près par l’équipe médicale du Ballet. Thierry Malandain et les maîtres de ballet s’attaqueront ensuite à la préparation de la saison 2020-2021 qui pour l'heure s’annonce riche en tournées malgré le contexte sanitaire actuel.
 

Thierry Malandain récompensé aux Prix SACD 2020


La SACD nous dévoile les 35 lauréats des prix SACD 2020. Parmi eux, Thierry Malandain est récompensé avec le Prix Chorégraphie.
"La traditionnelle fête des prix qui se tient chaque année à la SACD n’a pu être organisée cette année en raison de la crise sanitaire. Pour autant 35 lauréats, des autrices, des auteurs et des personnalités ont été distingués par le Conseil d’administration en 2020."

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Édito de Thierry Malandain - Numéro 86


À l’instar de la peste noire qui emporta le tiers de la population européenne au milieu du XIVe siècle, ou du choléra-morbus qui provoqua en 1832 la mort de plus de 100.000 personnes en France, dont 18.400 dans la capitale,  l’Histoire nous a fait connaître toutes sortes de fléaux épidémiques déterminés par de multiples causes et favorisés par le manque d'hygiène et la misère sociale. Ainsi en 1832, le plus grand nombre de cholériques entrés dans les hôpitaux parisiens appartenait à la classe ouvrière. C’est pourquoi, le préfet de Paris se faisant l’écho d’une commission de « médecins expérimentés » publia « une instruction populaire » indiquant les précautions à prendre et le régime à suivre. Car si les hommes de l’art divisés entre « contagionnistes » et « infectionnistes » ignoraient que le choléra était dû à l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par un bacille, tous avaient observé que l’alimentation était à l’origine du mal. Seulement  du haut de leur esprit de classe, ils ciblèrent « les ivrognes et les débauchés », et La Gazette médicale de Paris d’écrire : « Les progrès de l’épidémie nous paraissent exister dans l’habitude pernicieuse des gens du peuple de se livrer à la débauche ou au moins de faire des excès de table les dimanches et lundis » (1). En attendant, se sustentant à volonté tous les jours, matin, midi et soir, Casimir Perier, régent de la Banque de France et président du Conseil compta parmi les victimes. On ignore s’il céda à la publicité de « L’Union, compagnie d’assurance sur la vie humaine » ou s’il passa entre les mains de François Magendie, professeur au Collège de France dont le traitement apportait un « soulagement notable, mais de peu de durée ». En revanche, il est connu que les plus nantis se mirent au vert et que l'archevêque de Paris « ordonna des prières publiques pendant quarante jours pour l'entière cessation du choléra ».

« Concours chorégraphique depuis chez soi » - Résultats


Ce mois-ci devait avoir lieu à Biarritz la finale de la 3ème édition du Concours de jeunes chorégraphes organisé avec l’Opéra National de Bordeaux et le CCN/Ballet de l’Opéra National du Rhin, dont Martin Harriague, chorégraphe associé au Malandain Ballet Biarritz fut l’un des lauréats en 2016. Cette finale publique étant reportée à une date ultérieure et  afin d’apporter un peu d’air au « Grand Confinement », Martin Harriague et Thierry Malandain ont imaginé le 1er Concours chorégraphique depuis chez soi. Le principe : créer une chorégraphie de 1 minute maximum sur vidéo. Plus de 200 personnes y ont participé et 7 lauréats ont été retenus au lieu de 5 prévus par le règlement.

Sauver le tigre ?!


« On rentre dans une période où on doit en quelque sorte enfourcher le tigre, et donc le domestiquer », a expliqué le Président de la République lors d’une visioconférence avec des artistes, organisée le 6 mai dernier depuis l’Elysée.

Comme tous les danseurs au pelage fauve de France, je dois vous informer que les 22 tigres du Malandain Ballet Biarritz sont sortis de leurs cages le 11 mai, mais qu’ils ne reprendront pas leurs exercices, car l’heure n’est pas encore venue de montrer avec quel degré de perfection ils peuvent franchir un cercle de feu ou se laisser ouvrir la gueule pour laisser voir leurs terribles dents.